L'île à Sucre

La révolution sucrière

En 1640, la canne à sucre est introduite, c’est un produit très recherché au XVIIe siècle, car le sucre sert de monnaie.

La canne à sucre fut durant la colonisation le produit phare de l'île :

-on peut en faire du jus : le jus de canne, On appelle "vésou" le jus du sucre de canne,

-elle permet la fabrication du sucre.

-le résidu de la canne nommé "bagasse" est un combustible propre (il fit fonctionner les premières distilleries). C'est le résidu de la tige de la canne ressortant des rolles ou rouleaux du moulin après extraction du jus.

-elle permettait l'élaboration d'eau-de-vie, puis de tafia et enfin ce que l'on appella le rhum.

Cultivées par les esclaves, les plantations de cannes étaient le lieu d'établissements des habitations-sucreries. Des rhumeries (appelées plus tard distilleries). Après l'abolition de l'esclavage, elles furent remplacées, vers 1860, par les usines centrales.

Plusieurs types de canne existent aujourd’hui  : la Canne zikak ( B 80.08), la Canne verte (B 76.56), la Canne fer (B 75.368), la Canne ziérouj (B 73.479), la Canne bleue (B 69.566), la Canne paille (R 570), la Canne rouge (B 64.277), la Canne panier (BJ 64.56), laCanne doucelette (B 63.118), la Canne vanille (B 59.92), la Canne roseau (B 59.92), la Canne cristalline (Saccharum officinarium), la Canne cannelle (B 80.0333), la  Canne caïmite (B 80.0689).

Appelé "cassonnade" ou "sucre roux", le sucre de Martinique est un produit aussi riche en goût que son histoire l'est.

Il est le produit du jus de la canne à sucre (le vésou) cuit en plusieurs étapes.

Il était autrefois fabriqué dans les nombreuses sucreries de l'île. Sa cuisson nécessitait du matériel; celui-ci était dénommé 'batterie". Une batterie était un ensemble de 6 chaudières. Le développement de l'industrie correspond à l'arrivée d'émigrés juifs hollandais, ils ont communiqué la méthode de blanchiment du sucre grâce à la chaux aux colons français alors installés. Parallèlement à l'augmentation du nombre de sucreries, on note l'augmentation du nombre de fours à chaux.

Noms des chaudières : la grande, la propre, la lessive, le flambeau, le feu, la batterie.

Chacune de ces chaudières était montée sur des foyers dans des trous agencés sur la table de brique réfractaire. Elles étaient au début en fonte (XVIIe) puis furent élaborées en cuivre (XVIIIe).

De nos jours, une seule usine de sucre existe à la Martinique : l'usine du Galion à Trinité. Construite par l'ingénieur Emile BOUGENOT à la demande d'Eugène EUSTACHE suite à son rachat de l'habitation située sur le site.

La canne à sucre est appelé « roseau sucré », son succès est du au fait qu’il se compose d’une molécule : le saccharose qui lui procure un goût apprécié, l’apparition du sucre permet de compenser l’amertume naturel du cacao.

De plus, depuis l’arrivée des exilés hollandais ayant  fui, les colons ont appris comment fabriquer du sucre et comment le blanchir.

Le "sirop de batterie" tire son nom de la chaudière dans laquelle il était produit. Ce sirop est obtenu au bout de 12 heures de cuisson.

A l'époque du Père Labat, il existait 10 sortes de sucre : le sucre brut, le sucre terré, le sucre passé, le sucre raffiné, le sucre royal, le sucre candi, le sucre tapé, trois sucres de sirop et d'écumes.

Une fois cuit, le "vésou" (nom du jus de canne) était transvasé dans des formes à sucre (grande jarre de terre cuite) afin de prendre la forme de pain, les formes à sucre étaient entreposées pour sécher dans une purgerie (ce qui lui permettait de se débarrasser de sa mélasse).

Afin de purifier le sucre, on ajoutait au vésou de la chaux et de la cendre, qui contribue par défécation le nettoyait de ses impuretés.

C'est en 1799, qu'apparait le sucre de betterave, l’arrivée de ce sucre va bouleverser l’histoire économique de l’île de à Sucre (la Martinique).

Le contingentement de 1922 instaura que le sucre des Antilles ne devait plus circuler librement sur le territoire métropolitain; ce qui permit au sucre de betterave de se développer et entraîna (faute de pouvoir écouler un partie de sa production sur le sol français) la fermeture en série des usines centrales (usines fabriquant du sucre) des Antilles françaises.

Dernière usine à sucre de l'île, l'Usine du Galion est aussi appelée "La vieille Dame".

 

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Commentaires (5)

1. nathalie michaud 28/02/2009

"la vieille dame" : elle se visite? on y achète des produits?

2. ph 30/03/2009

oui on peut la visiter
le sucre du galion est vendu en martinique

3. Rosalia, webmastrice du site 30/03/2009

Oui, merci pour la réponse, pour toute visite (celles ci ont lieu durant la récolte de la canne, de mars à juin), il faut contacter le 05.96.58.20.65
voilà!

4. nathalie m. 12/07/2009

ben, finalement,je n'ai pas pu visiter à cause des inondations de fin avril-début mai lors de notre séjour:dommage!(je crois qu'il y a eu des dégats importants là aussi)

5. Rosalia 15/07/2009

J'ai pu visiter le Galion, super visite!
Un autre monde et surtout une page de notre Histoire ! Beaucoup de monde effectue cette sortie chaque année, n'hésitez pas !

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