Un crime contre l'humanité lié à l'amour de l'argent
Arrivés à partir de 1636 pour satisfaire les besoins en main d'oeuvre des premiers colons suite aux échecs de travail forcé par les Caraïbes et les difficultés d' acclimatation des premiers engagés, il en arrivera des milliers chaque année jusqu'au 29 Mars 1815, date à laquelle la traite des noirs est interdite par le gouvernement français de Napoléon Bonaparte.
Plusieurs termes les désignaient:
-bois d'ébène (en référence à l'arbre du même nom dont la couleur est très sombre)
-nègres.
Il y avait 2 sortes d'esclaves:
-Les bossales, esclaves nés sur le sol africain
-Les créoles, esclaves nés dans la colonie.
Il y avait plusieurs catégories d'esclaves, classés selon leur origine, ainsi :
-les Calvaires (déformation de Cap Vert)
-les Bambaras
-les Mandingues, de Gambie
-les Caplaous
-les Mines, du Ghana
-les Quiambas, du Togo
-les Aradas, du Dahomey
-les Fons, du Dahomey
-les Mokos du Nigéria
-les Ibos
-les Congos
-les Moudongues.
Le commerce des esclaves était effectué au moyen de pacotilles (pièces d'étoffe, alcools, tabac, objets métalliques, colliers de verre appelés pémés, armes de combats, des cauris (coquillages des Maldives) sur le sol africain et en tabac puis en sucre dans la colonie.
Des objets de pacotille essentiellement des objets en métal (que ne savaient pas fabriquer les noirs qui prenaient part à ce commerce) contre des vies humaines, telle est la triste réalité de l'esclavage.
Considéré de nos jours comme CRIME CONTRE L'HUMANITE, il est à ses débuts jugé comme normal du fait de la DESHUMANISATION attribuée aux hommes et femmes de couleur, ce qui explique pourquoi des écclesiastiques y prendront part sans estimer commettre un péché (citons le Père LABAT).
Ils étaient acheminés l'un contre l'autre entassés dans des fonds de cales de bâteaux négriers, tels l'AURORE, l'EMERAUDE. Beaucoup mouraient de maladies en cours de route (il fallait un mois pour relier l'Afrique aux Antilles), ou lors des naufrages (en référence le naufrage de 1830 immortalisé au DIAMANT par le MEMORIAL DE L'ANSE CAFFARD) ou tout simplement par noyade, en effet certains futurs esclaves profitaient du fait qu'ils soient autorisés à accéder aux parties supérieures du bâteau pour se jeter à l'eau, ayant surement compris du fait qu'ils soient enchainés dès leur montée à bord que rien de bon n'allait leur arriver.....
Ils transitaient par les ports français de:
-Nantes
-Lorient
-saint-Malo
-Bordeaux
-Brest.
Arrivés sur la plantation, on leur attribuait des postes après un temps d'acclimatation, ainsi ils devenaient soit :
-des esclaves de jardin, les plus malchanceux car ils devaient travailler durement au soleil des heures durant.
Plusieurs postes leur étaient attribués:
-à la sucrerie
-au moulin
-aux fourneaux
-gardien de bestiaux
-forgerons
-soins aux malades
-commandeur
-domestiques
-à la vinaigrerie
-menuisier
-coupeurs de cannes
-coupeur de bois
-chargé à la farine
-laveur de blanchots
-conducteur de cabrouets
-tonnelier
-à la purgerie
-maçons
-charron
-chasseur de serpents.
-les esclaves à talents , qui vivaient parfois hors de l'habitation.
Ils exerçaient la profession de :
-musicien
-danseur
-chanteur
-blanchisseuse
-cuisinière
-couturière
-les esclaves domestiques, généralement mieux servis et traités que leurs comparses.
Le meilleur exemple est la "da" à qui les colons confiaient la garde et l'éducation de leurs enfants. A leur propos un Jésuite dira en 1701 :
"Il n'y en a pas de meilleures dans le monde, ni de tendres, ni de soigneuses".
A compter de 1685, condition et statut des esclaves seront fixés par LE CODE NOIR de COLBERT.

Le saviez-vous?
On appelait "atelier" l'ensemble des esclaves liés à une habitation.
Les esclaves étaient considérés comme des "biens insaisissables".
Le collier "grains d'or", très apprécié par les femmes d'aujourd'hui était à l'origine le collier dont était gratifié la da pour ses bons services, chaque
nouveau grain marquait l'anniversaire d'un des enfants des maîtres.
Afin d'éviter à leur bébé une vie de souffrance, certaines jeunes accouchées recoururent à l'infanticide en enfonçant une aiguille dans la fontanelle de leur nouveau-né (NDLR, il ne faut pas voir derrière cet acte barbare mais un profond acted'amour).
Les esclaves à talent étaient aussi appelés "esclaves à billet" du fait qu'ilsétaient autorisés à être rémunérer pour leur travail.
Les esclaves à talent envoyés à la ville formaient une "cour" ensemble de petites maisons construites à la va-vite et n'importe où.
Les femmes esclaves qui prenaient en charge les futures mamans étaient appelées les "matronnes", ce métier perurera jusqu'en 1946, date à laquelle les premières sages-femmes vinrent officier dans les hôpitaux martiniquais.
De nombreux esclaves périrent noyés suite au naufrage de leur bâteau négrier tels en 1750, le navire "l'Espérance" .
0/10 sur 0 vote
Sélectionnez une note puis validez par "Noter"
1. Joseph Le 31/07/2008 à 15:33
2. Joseph Le 31/07/2008 à 15:41
Créer un site web gratuit avec E-monsite.com.
- Signaler un contenu illicite
- 84.145 ms.
Agenda Culturel - Videos Droles - Humour et Jeux - Clips musique - Cours création de site web - Faire un site